2 - 06

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Dans un monde où les droits d'auteur n'existent pratiquement plus...
Pour une fois qu'une photo prise par la reine de l'abstrait prenait de la valeur à des yeux différents des siens....
Eh bien moi je dis : dans ce monde-là, il est hautement préférable d'être un artiste non reconnu que connu ! Toutes les fraudes et les chantages dont sont victimes les Grands Artistes leur seront alors épargnés...

# Posté le mardi 02 juin 2009 14:40

31 - 05

31 - 05
PLUS QUE TRENTE JOUUUURS !!!!!
A VOS ARMES les grandes vacances arriiiiiivent.....

WaHouuuuu !!!

crème solaire - piscine - soleil - plage - ciel bleu - mouettes - pas de devoirs - mer - étoiles - Sénégal - Bretagne - délires - port - bateaux - voiliers - bouée - glace vanille-fraise - vent - ciel gris - tarot africain - films - cabane de l'homme de jour - bonheur - rires - bataille d'eau - séchage d'habits après bataille d'eau sous la pluie - camping - tentes - auvent - caravanes - ping-pong - pétanque - VaCanCes !!!!

# Posté le dimanche 31 mai 2009 11:29

Modifié le mardi 02 juin 2009 14:32

que les personnes concernées prennent la peine de lire... :)

. Je ne pourrai jamais rien écrire pour vous parce que les mots sont de vrais traîtres, ils n'ont jamais la bonne valeur, ils sont toujours en dessous des sentiments.
. Simplement, je vous adore.
. Simplement ; de l'amitié sans borne, de la reconnaissance, des envies de sourire et du bonheur à l'infini lorsque je vous retrouve après les vacances, simplement l'envie de rire avec vous, simplement la confiance, simplement l'envie que rien ne soit caché entre nous, simplement l'impression que je ne pouvais espérer mieux que vous, et que rien ne pourrait altérer l'amitié que je vous porte.

. J'essaie de vous le dire avant que tout soit fini, que je ne me sépare de vous, puisque la distance enlève souvent bien plus que l'on ne croit ; j'essaie de l'écrire, pas de la même façon que l'on a l'habitude de voir généralement.

. Lâche, peut-être pas capable de le dire à l'oral, je sais, alors je l'écris, ou plutôt j'essaie.
. En tout cas dans toute cette vie qui se terminera ou pas dans le mur d'un asile juste à cause d'une promesse perdue, je n'oublierai jamais ces deux petites années qui seront finalement passées si vite... et où vous avez été présentes comme personne ne l'avait été, je pense.

. J'espère simplement que vous ne passerez pas sur cet article, découragés par une soi-disante trop grande longueur de mots, juste parce que Quo Vadis est bien suffisant.
. Je l'écris donc encore, au cas où votre paresse rende mes efforts vains :


Je Vous Adore.

# Posté le samedi 02 mai 2009 13:43

Modifié le samedi 02 mai 2009 13:57

... et ne pas donner de titre à certaines choses non plus.

... et ne pas donner de titre à certaines choses non plus.
Lorsqu'on y pense... Il y a toujours quelque part un avantage de taire certaines choses.

# Posté le mercredi 15 avril 2009 13:10

Contes Glacés - Jacques STERNBERG

Contes Glacés - Jacques STERNBERG
"Cette photographie-là, soigneusement collée sur du contre-plaqué, envahissait tout un mur et elle représentait un lac, d'ailleurs assez banal, pas tellement pittoresque en fin de compte.
Sur le lac, on voyait un barque, perdue au loin, minuscule.
L'homme mit longtemps à se rendre à l'évidence : la barque, de semaine et semaine, grandissait.
C'est ainsi. Inexorablement, se déplaçant dans un espace-temps impossible à définir, la barque grandissait parce qu'elle avançait sur le lac, venant de quelque lointain rivage, se dirigeant vers le bord extérieur de la photo.
Un jour, l'homme put distinguer qu'il y avait deux personnages dans la barque. L'un ramait, l'autre attendait.
Et, un mois plus tard, il put discerner d'autres détails. Celui qui ramait avait les bras nus, ce qui ne surprenait guère. Mais celui qui attendait, celui-là semblaitregarder avec insistance vers la chambre et, sur ses genoux, il y avait un fusil dont le canon également regardait la chambre."
LA PHOTOGRAPHIE

"La machine est énorme, cependant très simple à mettre en action. Un simple déclic, cela suffit.
La machine est large, haute, complexe et pourtant très simple à surveiller. Un seul homme, cela suffit.
La machine est admirablement mise au point, faite d'engrenages qui tous pourraient être mortels, mais tous blindés, camouflés, dissimulés. Pas moyen de s'y blesser, jamais, à aucun endroit.
L'homme de garde doit simplement surveiller le rythme sans agir, sans rien toucher. Il suffit de donner le premier déclic, de suivre ensuite, pas à pas, le roulis des rouages.
Au dernier engrenage, toutefois, l'ouvrier doit faire un geste, tendre le bras, allonger les doigts, et... On ne sait pas trop, on ne saura jamais car, à cet instant, régulièrement, implacablement, les doigts sont pris dans la morsure de deux lourdes roues dentées qui s'écrasent entre elles, broyant en même temps la main de l'homme, puis tout le bras.
Et, paraît-il, la machinele but de la machine est réduit à ce dernier incident.
LA MACHINE

"Là-bas, sur Nécraulis, la lugubre planète de la Galaxie Maudite, les créatures vivent sous le sol, parmi les larves et la moisissure. Ils ressemblent comme des frères à nos squelettes.
Et quand ils meurent, on les rejettent à la surface du sol, où, après quelques années, ils se métamorphosent dans la mort, s'engrossent de mauvaise chair, de graisse, et dans leurs visages livides viennent se greffer des traits qui rappellent étrangement les notres.
LES MORTS


"Il était immobilisé dans son lit, les deux jambes fracturées. Depuis six semaines, il en était réduit à regarder fixement le plafond. Depuis six semaines il cherchait en vain dans ce désert de plâtre un détail, une fissure, une tache, n'importe quoi, quand un matin il vit la chose, là dans un coin, près de la fenêtre.
Il eu un sursaut de joie. Avidement, il s'attacha à suivre le point rouge qui bougeait, car il bougeait, il bougeait oui, rapide et cependant si lent, car si minuscule. Il le suivit des yeux, affolé à l'idée de le perdre de vue. Ce point rouge qui venait de sortir d'un angle du plafond, c'était une fourmi.
Après quelques secondes, elle parut hésiter, elle revint sur ses pas, s'arrêta quelques instants près d'un angle du plafond, elle dut lancer quelques signaux, car aussitôt une autre fourmi apparut.
Elles s'avancèrent, mais se séparèrent très vite.
En venant de deux endroits différents, d'autres fourmies apparurent.
Immédiatement, en quelques virevoltes bien réglées, elles se rangèrent en patrouille de six unités.
Le malade regardait toujours avec la même avidité, souriant, ébloui, subjugué.
Une heure plus tard, tout le plafond grouillait de caravanes dont la plus importante filait vers le mur, lourde et rouge comme un caillot de sang vivant.
Les groupes correspondaient sans cesse entre eux, chaque mouvement paraissait médité, et des patrouilles allaient sans cesse d'un groupe à un autre, donnant des ordres pendant que d'autres groupes semblaient assurer la circulation qui était d'ailleurs très ordonnée.
Le malade souriait toujours, étourdi de plaisir et d'étonnement.
Vers une heure, l'armée tout entière avait abandonné le plafond et se se trouvait groupée verticale à quelques millimètres entre la jonction entre le mur et le parquet.
Elle s'arrêta là.
Une patrouille de quelques fourmis se détacha du bloc, elle se dirigea vers un point du parquet et, de ce point, venant de quelque gouffre dissimulé sous les lattes, une autre gorgée de fourmi se répandit sur le plancher.
Cette invasion devait être le signal attendu, car toute l'armée qui descendait du plafond descendit en masse vers le parquet, opérant la fusion au ralenti, sans le moindre désordre.
Vers deux heures de l'après-midi, le malade brusquement cessa de sourire.
Il arrivait sans cesse d'autres faisceaux de fourmis, des coulées de renfort qui venaient du plafond, du sol, du mur et tout le plancher n'était plus qu'un énorme terrain de manoeuvres.
Mais le malade ne sentit vraiment la peur que lorsqu'il vit toute l'armée s'immobiliser. Il attendit quelques secondes.
Bientôt arriva ce qu'il attendait : une fourmi avait atteint le drap de son lit, elle se dressait sur ses pattes ; indiquant et signalant, elle semblait sruter l'horizon, l'avenir, les choses et le but à atteindre.
Une deusième fourmi apparut.
La première redescendit.
Et toute l'armée se mit à bouger.
Alors, pris de panique, le malade s'empara de la poire électrique qu'il avait à portée de ses doigts. Il se mit à sonner, il appuya furieusement, de plus en plus fort, mais en vain. Aucun son, il n'y avait plus aucun son à attendre : les fourmis avaient prévu ce geste et depuis bien longtemps elles avaient coupé les fils.
LE PLAFOND

"La scène ne représente rien. L'action ne se passe nulle part. D'ailleurs il n'y a pas d'action. Il n'y a pas non plus de personnages. Bien entendu, ils ne disent rien.
Le rideau ne se lève pas encore, car il est chez le teinturier.
Il est difficile de dire si la salle est vide ou pleine : elle n'a pas encore été construite. Pour l'instant, il n'est pas question de la construire. Le sera t-elle un jour ? Qui sait ?
Quant à l'auteur qui, ce matin, avait décidé d'écrire la pièce, il vient de mourir cet après-midi.
LE RIEN

"Quand après deux jours et deux nuits, les voyageurs comprirent que le train n'était toujours pas sorti du tunnel, ils commencèrent à s'inquiéter. D'ailleurs, ils avaient faim et soif.
- Que dit le chef de train ? demanda quelqu'un.
On ne savait pas,on ne l'avait plus vu depuis la veille.
- Je connais bien cette ligne, remarqua un autre voyageur. Je n'y ai jamais remarqué le moindre tunnel.
C'est alors qu'un fait me revint. Quand le train s'était engouffré dans le tunnel, j'étais debout dans le couloir. Je regardais le paysage. Or à cet endroit, je m'en souvenais soudain, le train traversait à pleine puissance une région de plaines et de prés à perte de vue, sans la moindre colline, sans aucun vallonnement.
Dès lors, une seule question me hanta : dans quel sens exactement ce tunnel était-il creusé ?
LE TUNNEL

# Posté le mercredi 01 avril 2009 11:00